Dofollow et nofollow : la fin de l'interrupteur
Les attributs de lien ne sont plus des interrupteurs mais des indications. Un profil composé uniquement de liens suivis est un profil anormal.
- Par
- Naïm Ghezali
- Date de publication
- Temps de lecture
- 2 min de lecture

Réponse en bref
Un lien dit « dofollow » ne porte aucun attribut particulier et transmet des signaux. L'attribut nofollow indique que l'éditeur ne se porte pas garant du lien. Deux attributs complémentaires existent : sponsored pour les liens payants, ugc pour les contenus générés par les utilisateurs. Les moteurs traitent aujourd'hui ces attributs comme des indications, pas comme des directives absolues.
Pendant des années, la règle était simple : un lien suivi transmettait, un lien non suivi ne transmettait rien. Les moteurs ont depuis annoncé traiter ces attributs comme des signaux parmi d'autres. La conséquence pratique : un lien non suivi n'est pas une perte de temps.
Les quatre cas
Aucun attribut. L'éditeur assume la recommandation. C'est le cas par défaut et le plus utile.
nofollow. L'éditeur ne se porte pas garant. Fréquent sur les commentaires, les forums, certains médias par politique éditoriale.
sponsored. À utiliser pour tout lien obtenu contre rémunération ou contrepartie. C'est ce que les consignes des moteurs demandent.
ugc. Pour les liens présents dans des contenus publiés par des utilisateurs.
Plusieurs attributs peuvent se combiner.
Pourquoi un lien non suivi garde de la valeur
Le trafic de référence. Un lien non suivi sur un site lu apporte des visiteurs, et des visiteurs qualifiés valent souvent mieux qu'un signal.
La mention de marque. Elle nourrit la cohérence de l'entité, utile pour la recherche comme pour les moteurs de réponse.
Le naturel du profil. Un domaine qui ne reçoit que des liens suivis est statistiquement anormal. Les profils réels comportent des commentaires, des forums, des réseaux sociaux, des médias qui appliquent le nofollow par principe.
La découverte. Les robots suivent tout de même ces liens pour explorer.
En interne
L'usage du nofollow sur les liens internes est obsolète : il ne redistribue rien vers les autres liens. Pour empêcher l'indexation d'une page interne, on utilise noindex ; pour économiser l'exploration, on agit sur l'architecture.
Ce que demandent les consignes
Tout lien obtenu contre paiement, produit offert ou contrepartie devrait porter sponsored ou nofollow. Peu d'acteurs le font, ce qui explique une partie du risque associé à l'achat de liens : la pratique est tolérée tant qu'elle reste invisible, et c'est précisément cette invisibilité qui constitue l'infraction.
Juger un lien à son seul attribut conduit à refuser des placements précieux — une tribune dans une publication sectorielle qui applique le nofollow par principe apporte plus qu'un lien suivi sur un site sans lecteurs.
Ce que cela change dans un système de croissance
Un levier isolé produit rarement un résultat durable. La valeur vient de la cohérence entre stratégie, acquisition, conversion et mesure.
Questions fréquentes
- Un lien nofollow transmet-il de l'autorité ?
- Les moteurs déclarent le traiter comme une indication. Considérez qu'il peut compter, sans en faire une stratégie.
- Faut-il refuser un lien nofollow ?
- Non, si le site a une audience réelle et pertinente.
- Comment savoir si un lien est suivi ?
- En inspectant le code de la page, ou avec une extension de navigateur dédiée.
- Faut-il marquer ses liens affiliés ?
- Oui, avec `sponsored`. C'est ce que demandent les consignes.
Passer de la lecture à la décision.
Un diagnostic permet de situer votre marketing, d’identifier les points de friction et d’arbitrer les priorités.
Demander un diagnostic