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Balise ALT : méthode accessibilité et SEO par type d’image

Choisir le texte alternatif selon la fonction de l’image, avec un arbre de décision et des exemples pour images informatives, décoratives et fonctionnelles.

Date de publication
Temps de lecture
8 min de lecture
Composition éditoriale abstraite sur l’acquisition et la visibilité pour l’article « Balise ALT : méthode accessibilité et SEO par type d’image ».

Réponse en bref

Rédigez le texte alternatif selon la fonction de l’image dans son contexte, pas selon une liste de mots-clés. Une image informative reçoit une description brève de l’information utile ; une image-bouton ou un logo seul dans un lien décrit l’action ou la destination ; un graphique complexe exige aussi une explication ou des données dans la page. Une image purement décorative doit conserver l’attribut avec une valeur vide : alt="". Omettre l’attribut n’est pas équivalent. Google utilise l’ALT avec le contenu voisin et ses systèmes visuels pour comprendre l’image, mais aucun texte alternatif ne garantit un classement. La priorité reste une expérience compréhensible lorsque l’image n’est pas perçue.

ALT : un attribut dont la valeur dépend du contexte

On parle souvent de « balise ALT », mais techniquement alt est un attribut de l’élément img. La référence MDN précise que sa propriété reflète cet attribut et peut fournir un texte de remplacement lorsque l’image ne s’affiche pas.

Son intérêt principal n’est pas de placer un mot-clé. Il est de préserver l’information ou la fonction quand l’image ne peut pas être perçue. Le même fichier peut donc recevoir des textes différents selon son usage, ou un ALT vide s’il devient décoratif.

1. L’arbre de décision en cinq questions

Le W3C WAI propose un arbre de décision fondé sur la fonction et le contexte. Adaptez-le ainsi :

Arbre de décision en cinq questions pour choisir une alternative textuelle ou un attribut ALT vide.
  1. L’image apporte-t-elle une information absente du texte ? Décrivez brièvement cette information.

  2. Déclenche-t-elle une action ou un lien ? Décrivez l’action ou la destination, pas seulement l’apparence.

  3. Contient-elle un texte qui n’existe pas ailleurs ? Restituez le texte utile, sauf si une solution en vrai texte est préférable.

  4. Est-elle complexe ? Résumez l’idée essentielle dans l’ALT et fournissez les détails dans le contenu, un tableau ou une description longue accessible.

  5. Est-elle décorative ou redondante ? Utilisez alt="".

Si la fonction reste floue, le problème peut venir du contenu lui-même. Demandez ce qu’un utilisateur doit comprendre ou faire sans voir l’image.

2. Image informative : décrire l’information utile

Une photo produit doit distinguer ce que cette vue apporte. Exemple, si la page présente plusieurs angles d’un sac :

  • Trop vague : alt="sac".
  • Bourrage inutile : alt="sac cuir pas cher sac femme luxe noir".
  • Contextuel : alt="Sac Alba en cuir noir, vue de face avec fermoir doré".

Si le nom, la couleur et la vue sont déjà annoncés juste à côté et que l’image n’ajoute rien, une répétition intégrale peut devenir du bruit. Le jugement dépend de la page.

Recommandation Seven Gold. Écrivez l’ALT après la légende et le texte voisin. Vous verrez plus facilement ce qui manque au lieu de recopier le titre.

3. Image décorative : vide ne veut pas dire absent

Pour une texture, un séparateur visuel ou une illustration d’ambiance sans information, utilisez alt="". Le tutoriel WAI sur les images décoratives explique qu’une valeur vide permet aux technologies d’assistance de les ignorer. Omettre l’attribut peut conduire certains lecteurs d’écran à annoncer le nom de fichier.

Trois cas fréquents :

  • l’image répète exactement un texte adjacent ;
  • elle agrandit la zone cliquable sans changer le sens du libellé ;
  • elle ajoute seulement une ambiance ou une forme.

Fait : un ALT vide est une décision sémantique valide. Hypothèse à vérifier : l’image n’apporte rien de nécessaire dans ce contexte. Si elle distingue un produit, une alerte ou une étape, elle n’est plus décorative.

4. Image fonctionnelle : nommer l’action ou la destination

Quand l’image constitue seule un bouton ou un lien, décrivez ce qui se passe :

  • icône imprimante seule : alt="Imprimer cette page" ;
  • loupe seule dans un bouton : alt="Rechercher" si aucun nom accessible n’est fourni autrement ;
  • logo Seven Gold seul dans un lien vers l’accueil : alt="Accueil Seven Gold" ;
  • logo accompagné du texte « Seven Gold — Accueil » dans le même lien : l’image peut souvent avoir alt="" pour éviter la répétition.

Décrire « icône de loupe noire » ne communique pas l’action. À l’inverse, n’ajoutez pas de texte ALT si le composant possède déjà un nom accessible fiable et que cela crée un doublon : testez le résultat dans l’arbre d’accessibilité.

5. Graphique, carte et capture : sortir les détails de l’ALT

Un graphique ne peut généralement pas être rendu accessible par une phrase interminable. Donnez dans l’ALT le sujet et la conclusion principale, puis exposez les données ou l’analyse à proximité.

Exemple hypothétique :

  • ALT : alt="Évolution mensuelle des demandes qualifiées, hausse jusqu’en juin puis stabilisation".
  • Contenu voisin : tableau avec les valeurs mensuelles, période, définition de « demande qualifiée » et note sur les limites.

Pour une capture d’écran, décrivez la tâche ou le problème montré : « Message d’erreur après validation du formulaire » est souvent plus utile que l’inventaire de chaque couleur et bouton. Si les étapes doivent être suivies, écrivez-les dans le texte de la page.

6. Ce que le texte alternatif fait — et ne fait pas — pour le SEO

Google explique dans ses bonnes pratiques pour les images qu’il utilise l’ALT avec le contexte de la page et ses systèmes de vision pour comprendre le sujet. Il conseille un contenu utile et contextuel et déconseille le bourrage de mots-clés.

Le texte voisin, la légende, le titre de page, le nom de fichier et la pertinence globale comptent aussi. Une image mal placée avec un ALT optimisé ne devient pas automatiquement un résultat Google Images.

Fait : l’ALT fournit un signal de compréhension et soutient l’accessibilité. Recommandation : employer les termes que l’utilisateur reconnaît lorsqu’ils décrivent réellement l’image. Hypothèse : une description plus précise peut améliorer la découvrabilité ; aucun classement ni trafic ne doit être promis sans mesure.

7. Mettre en place une règle éditoriale à l’échelle

Un tableur rempli après coup produit souvent des ALT génériques. Intégrez plutôt la décision au workflow média :

  1. indiquer la fonction : informative, fonctionnelle, complexe, texte ou décorative ;
  2. fournir le contexte d’usage et la page ;
  3. rédiger ou valider l’ALT au moment de l’intégration ;
  4. contrôler les doublons, noms de fichiers annoncés et images-lien sans nom ;
  5. tester au clavier, avec l’arbre d’accessibilité et, sur un échantillon, avec un lecteur d’écran ;
  6. réviser après un changement de composant ou de contexte.

Pour de grandes bibliothèques, l’automatisation peut proposer un brouillon ou signaler les attributs absents. Elle ne doit pas décider seule si une image est décorative, ni inventer un produit, une personne ou un résultat invisible.

8. Images de texte, langues et réutilisation

Quand une image contient un texte essentiel absent du HTML, le texte alternatif doit restituer l’information nécessaire. Mais lorsque c’est possible, préférez du vrai texte : il se redimensionne, se traduit, se copie et se personnalise plus facilement. Une accroche déjà présente comme titre adjacent n’a pas besoin d’être répétée mot pour mot dans l’ALT d’un visuel décoratif.

Lors d’une traduction, ne recopiez pas automatiquement l’ALT français. Localisez la formulation et réévaluez le contexte : l’image peut être informative dans une version et redondante dans une autre. Si le visuel lui-même contient du texte, prévoyez un actif localisé ou une alternative accessible équivalente.

Checklist avant publication

  • L’attribut ALT est-il présent sur chaque élément img ?
  • La valeur reflète-t-elle la fonction de l’image dans cette page précise ?
  • Une image décorative utilise-t-elle alt="" plutôt qu’un mot générique ?
  • Une image fonctionnelle communique-t-elle l’action ou la destination ?
  • Les détails d’une image complexe existent-ils aussi sous forme accessible ?
  • Le texte évite-t-il bourrage de mots-clés, répétition et informations non visibles ?

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Questions fréquentes

Une image décorative doit-elle avoir une balise ALT vide ?
Oui, si elle est réellement décorative ou redondante dans ce contexte, conservez l’attribut avec alt="". Cela permet aux technologies d’assistance de l’ignorer. Omettre complètement l’attribut peut conduire certains lecteurs d’écran à annoncer le nom du fichier.
Faut-il mettre un mot-clé SEO dans chaque ALT ?
Non. Le texte doit d’abord restituer l’information ou la fonction utile de l’image. Google déconseille le bourrage de mots-clés. Un terme de recherche peut apparaître naturellement s’il décrit réellement l’image et son contexte, sans répétition forcée.
Quelle longueur idéale pour un texte alternatif ?
Il n’existe pas de longueur universelle. Soyez aussi bref que possible et aussi précis que nécessaire. Pour un graphique complexe, gardez un ALT qui identifie l’idée essentielle et fournissez les détails ou les données dans le contenu voisin.

À propos de l’auteur

Naïm Ghezali

Naïm Ghezali signe les analyses de Seven Gold Agency sur la stratégie marketing, le SEO/GEO, l’acquisition digitale et la conversion. Il partage les méthodes du cabinet, basé à Cannes, pour éclairer les décisions marketing des entreprises.

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